Le sommeil à 7 mois
À sept mois, beaucoup de réveils n'ont rien à voir avec le sommeil : ce sont des répétitions. Un enfant qui apprend à s'asseoir s'assoit la nuit, se retrouve assis, et ne sait pas encore redescendre.
Les repères à 7 mois
| Sommeil sur 24 h | 12 à 16 h, siestes comprises |
| Fenêtre d'éveil | 2 h 45 – 3 h 30 entre deux sommeils |
| Siestes par jour | 2 à 3 |
Ces repères sont ceux qu'utilise le moteur d'analyse pour composer un bilan. Ce sont des intervalles, pas des objectifs : votre enfant peut se situer à l'une ou l'autre de leurs bornes sans que rien n'aille mal. Ce sont ses signes de fatigue qui tranchent, jamais l'horloge.
Les réveils d'entraînement
C'est la particularité de ce mois, et elle rassure une fois qu'on la connaît. Une acquisition motrice en cours — s'asseoir, se mettre à quatre pattes, se hisser — se rejoue pendant le sommeil léger, sans intention.
Ces réveils-là se reconnaissent : l'enfant n'est pas en détresse, il est occupé. Il babille, il s'agite, il pleure surtout quand il se retrouve coincé dans une position dont il ne sait pas sortir.
Ce qui aide : faire répéter le mouvement en journée, au sol, dans les deux sens. Un enfant qui sait redescendre de la position assise cesse d'appeler pour qu'on l'en sorte.
Les siestes, entre deux et trois
Cet âge est une charnière : certains enfants tiennent encore trois siestes, d'autres sont passés à deux. Les deux journées existent, et souvent chez le même enfant d'un jour sur l'autre.
Le repère utile n'est pas le nombre mais la fin de journée : si le coucher se passe bien et sans effondrement, la journée était bonne, quel que soit le nombre de siestes qu'elle contenait.
Ce qui se paie le soir
Une journée à deux siestes laisse une dernière fenêtre d'éveil plus longue à couvrir. Si le coucher ne bouge pas, la soirée se fait en surfatigue — et la surfatigue ne se voit pas comme de la fatigue : l'enfant s'agite, résiste, paraît infatigable.
La règle est simple : les jours à deux siestes, on avance le coucher de 20 à 30 minutes. Ce n'est pas une punition, c'est de l'arithmétique.
Le lit devient un terrain de jeu
Beaucoup de familles commencent à cet âge à retrouver l'enfant à quatre pattes ou debout au milieu de la nuit. Deux choses valent la peine d'être vérifiées maintenant, avant que ce ne soit urgent : que le sommier soit descendu au cran le plus bas, et que le lit soit rigoureusement vide — un enfant qui se hisse prend appui sur ce qu'il trouve.
À quelle heure le coucher
Il n'y a pas d'heure universelle, et c'est la question la plus posée. L'heure du coucher ne se fixe pas sur l'horloge : elle se déduit de la fin du dernier sommeil de la journée.
Le calcul tient en une ligne :
fin de la dernière sieste + dernière fenêtre d'éveil = heure du coucher
À 7 mois, la fenêtre d'éveil est de 2 h 45 – 3 h 30. La dernière fenêtre de la journée est la plus longue de toutes — comptez 30 à 45 minutes de plus que les autres. C'est cette pression de sommeil supplémentaire qui permet d'enchaîner la nuit.
Un exemple : une sieste qui se termine à 15 h 30, avec une fenêtre de 3 h 07 allongée de 30 minutes, donne un coucher autour de 3 h 37 plus tard — soit le début du rituel une vingtaine de minutes avant, puisque le rituel fait partie de la fenêtre et ne s'y ajoute pas.
C'est de l'arithmétique, et c'est précisément ce qu'un bilan calcule à votre place, en tenant compte de l'heure réelle du réveil, du nombre de siestes et de la durée que votre enfant tient vraiment.